PARIS RETINA VISION

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Chirurgie du segment antérieur

Gestion et Traitement Chirurgical des Pathologies du Segment Antérieur comme la cataracte.

Pterygion

Il s’agit une lésion bénigne de la conjonctive, membrane superficielle qui tapisse la surface de l’œil. Cette lésion est induite par une forte exposition chronique et non protégée  aux ultra-violet. En l’absence de traitement, le ptérygion, d’abord limité à la conjonctive, s’étend à la cornée. Il devient gênant par son caractère inesthétique et par l’apparition d’irritations chroniques. L’extension à la cornée peut entraîner, à la longue, un trouble visuel.

L’opération est réalisée sur un patient installé sur le dos, en milieu chirurgical stérile et sous microscope. L’anesthésie peut être locale, par des injections de produits anesthésiques au voisinage de l’œil, ou uniquement par l’instillation de gouttes. Une anesthésie générale est également possible. L’opération consiste en l’excision totale de la lésion. Il n’y a pas d’ouverture du globe oculaire. La reconstitution du plan conjonctival peut être assurée selon l’étendue du ptérygion et le tissu disponible par une rotation de la conjonctive de voisinage ou par une greffe de conjonctive prélevée sur le même œil ou sur l’autre œil. La réapplication tissulaire peut se faire par suture ou à l’aide de colle biologique.  Si le ptérygion est très étendu à la cornée entraînant une perte de transparence et une irrégularité irréductibles, une greffe de cornée peut être nécessaire. 

Dans la très grande majorité des cas, l’œil est peu douloureux mais il peut présenter, pendant quelque temps, une certaine rougeur avec larmoiement.  Les soins sont limités à l’instillation de gouttes et l’application d’une pommade. Une protection oculaire peut être conseillée.  Une analyse anatomo-pathologique de la lésion peut être effectuée.  La cicatrisation peut laisser une opacité ou une déformation de la cornée (astigmatisme), responsable d’un trouble visuel. 

Glaucome chronique à angle ouvert

Cette maladie détruit progressivement le nerf optique ce qui se traduit par une détérioration insidieuse du champ visuel et expose au stade ultime à une perte irreversible de la vision. Les causes du glaucome sont nombreuses et la plus fréquente est l’élévation de la pression oculaire qui est liée au dysfonctionnement du filtre (le trabéculum) permettant l’évacuation du liquide circulant dans l’œil (l’humeur aqueuse).

 Il existe trois méthodes pour abaisser la pression oculaire : les collyres, le laser et la chirurgie. L’opération du glaucome ne peut ni supprimer le glaucome, ni améliorer la fonction visuelle, ni réparer les lésions dues au glaucome qui sont irréversibles. Son objectif est d’abaisser la tension oculaire pour ralentir l’évolution du glaucome.

 L’intervention chirurgicale se déroule toujours au bloc opératoire, en milieu chirurgical stérile et sous microscope alors que le patient est installé sur le dos. Elle consiste à exciser une portion du trabéculum (filtre). Il existe deux types d’intervention filtrante qui créent une soupape avec les tissus de l’œil : – la trabéculectomie qui consiste à exciser une petite partie du filtre trabéculaire,  donc à ouvrir l’œil pendant l’intervention. – la sclérectomie profonde non perforante qui consiste à n’exciser que la partie externe du filtre sans ouverture de l’œil. Le choix du type d’intervention dépend de critères liés à votre glaucome. Dans les deux types d’intervention, des moyens mécaniques ou chimiques peuvent être associés pour faciliter la filtration. Les incisions sont refermées par des points de suture. Il peut être nécessaire d’enlever pendant l’intervention un petit morceau d’iris ou de procéder à l’ablation d’une partie du vitré. 

Après l’intervention, il se forme une « grosseur » le plus souvent située sous la paupière supérieure, appelée « bulle de filtration » qui correspond à la zone d’évacuation de l’humeur aqueuse. Elle va cicatriser et se modifier sur plusieurs semaines. Des visites de contrôle sont nécessaires et fréquentes dans les suites de l’intervention pour surveiller la cicatrisation qui peut être défaillante dans 20% à 30% des cas et nécessiter des soins spécifiques réalisés soit en consultation soit au bloc opératoire (sutures additionnelles, injections de substances anti-cicatrisantes, ablation des fils de suture au laser ou à la pince). Les soins locaux habituels sont réduits à l’instillation de gouttes et /ou pommade durant plusieurs semaines, ainsi qu’au port d’une  protection

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