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Dégénérescence maculaire liée à l’âge (DMLA)

DMLA sèche

Qu'est ce que la DMLA ?

La dégénérescence maculaire liée à l’âge (DMLA) est une maladie dégénérative de la rétine d’évolution chronique qui débute après l’âge de 50 ans.

Elle résulte d’un vieillissement trop rapide de la macula (zone centrale de la rétine où l’acuité visuelle est maximale) entraînant une perte progressive de la vision centrale.
La macula occupe la partie centrale de la rétine sur une petite surface (diamètre de 2 mm environ), directement dans l’axe optique. Elle transmet 90% de l’information visuelle traitée par le cerveau.

Il existe deux formes de DMLA : la forme atrophie dite « sèche » et la forme exsudative dite « humide ».

QU’EST CE QUE LA DMLA « SECHE » OU ATROPHIQUE ?

Il s’agit de la forme la plus fréquente et la moins agressive. Son développement est lent. Elle se caractérise par l’amincissement progressif de la macula avec la perte des photorécepteurs et la dégénérescence de l’épithélium pigmentaire. Les zones de la rétine touchées deviennent non fonctionnelles et entrainent une baisse de la vision qui peut être minime ou sévère selon la localisation des plages d’atrophies. Il n’est pas rare qu’une DMLA « sèche » devienne « humide ».

Les principaux facteurs de risques

L’âge est le premier facteur de risque. Il est rare d’avoir une DMLA à 50 ans, le risque augmente nettement après 60 ans et dépasse les 25% de la population après 75 ans.

Le terrain génétique est important. S’il l’un de vos parents présentent une DMLA, vous êtes plus à risque d’en développer une vous-même. Pensez à en parler à votre ophtalmologiste pour qu’un dépistage précoce soit réalisé. Plus la prise en charge est précoce, meilleures sont les chances de conserver une bonne acuité visuelle.

Le tabac est un facteur de risque non négligeable, puisqu’il multiplie par 2 à 4 le risque de développer une DMLA.

L’alimentation non équilibrée favorise le développement d’une DMLA, notamment la consommation de produits transformés, faible en oméga 3, zinc et anti oxydent.

Les maladies cardio vasculaires, l’hypertension artérielle mal contrôlée, le cholestérol élevé, le surpoids.

Quels SONT LES SYMPTÔMES d’UNE DMLA « sèche » ?

La déformation des lignes droites (Métamorphopsies)

C’est le symptôme le plus caractéristique. Les lignes droites (encadrements de portes, bords de fenêtres, lignes d’un tableau) semblent ondulées, courbées ou brisées.

La diminution de la sensibilité aux contrastes

Vous pourriez avoir l’impression que les couleurs sont plus ternes ou que vous avez besoin de plus de lumière pour lire ou effectuer des tâches de précision. Les visages peuvent également paraître moins nets, comme s’ils étaient voilés,

L’apparition d’une tache sombre centrale (Scotome)

Au centre de votre champ de vision, une petite zone floue ou une tache sombre peut apparaître. Cela ne bloque pas la vision périphérique (vous voyez toujours sur les côtés), mais cela empêche de voir précisément ce que vous fixez.

Exemple de vision chez un patient non atteint de DMLA
Exemple de vision chez un patient atteint de DMLA : métamorphopsie et scotome

Quels SONT LES EXAMENS pratiqués pour diagnostiquer une dmla ?

Lors du bilan, l’acuité visuelle est mesurée par l’orthoptiste. Ensuite un OCT* maculaire permet de mesurer l’épaisseur de la macula et scanner la rétine à la recherche de signe d’atrophie. Une photo de l’aire maculaire est prise en couleurs et en auto fluorescence. Ce filtre met en évidence le nombre et l’étendu des plages d’atrophies. En cas de doute, sur une forme « humide » ces examens seront complétés par le module OCT Angiographique * (OCT-A) pour éliminer la présence de néovaisseaux. Ces mesures servent au diagnostique mais aussi à la surveillance de la DMLA.

Rétinophoto couleurs et autofluorescente avec plage d’atrophie géographique maculaire (pointillés). Coupe OCT avec atrophie rétinienne et de l’épithélium pigmentaire (flèches).

COMMENT traiter une dmla atrophique ?

Il n’existe pas de traitement curatif à l’heure actuelle en France. Aucun traitement ne permet de reconstruire les cellules perdues. Mais il est important de se faire suivre régulièrement, car la DMLA sèche peut devenir humide.

 

Certains médicaments sont administrés par injection intra vitréenne (IVT) dans d’autres pays, afin de ralentir la progression de l’atrophie géographique. Mais ces traitements n’ont pas d’autorisation de mise sur le marché en 2026.

 

Les patients suivis pour une DMLA atrophique sont encouragés à prendre une supplémentation vitaminique en Cuivre, Zinc, Lutéine, Zéaxanthine, vitamine E et C, en accord avec les recommandations AREDS (Age-Related Eye Disease Study). Ce traitement vise à protéger la rétine et limiter l’évolution de l’atrophie.

 

Des aides visuelles peuvent être prescrites pour améliorer la qualité de vie des patients. Des filtres, des loupes, des agrandisseurs et des séances de rééducation basse vision peuvent être prescrites par l’ophtalmologiste au cours du suivi.

Questions fréquentes

DMLA

Elle apparaît le plus souvent après 60 ans, mais peut être détectée dès 50 ans lors d’examens réguliers.

Non. La DMLA n’entraîne aucune douleur. C’est pour cela qu’un dépistage régulier est important.

  • Vision floue ou déformée

  • Droits qui ondulent

  • Difficulté à lire

  • Tâche sombre au centre de la vision

  • Âge

  • Tabac

  • Antécédents familiaux

  • Mauvaise alimentation

  • Cholestérol, hypertension

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Le traitement est en général au long cours, avec des injections régulières (souvent mensuelles au début), puis espacées selon l’évolution.